A partir du 1er octobre 2013, le coût CO2 d'un trajet devra être indiqué lors de l'achat d'un billet de transports en France.
A partir du 1er octobre 2013, le coût CO2 d'un trajet devra être indiqué lors de l'achat d'un billet de transports en France. (MYCHELE DANIAU / AFP)

Quelle quantité de CO2 émet-on lorsqu'on emprunte le train ou l'avion ? A partir du 1er octobre 2013, cette donnée sera affichée lors de l'achat du billet, ou au moment d'organiser son déménagement. Tous les opérateurs du transport en France, des taxis aux compagnies aériennes, devront s'y plier. L'information prendra en compte le carburant utilisé lors du transport mais aussi des données en amont, comme le coût lié à son extraction ou encore à sa transformation.

Quels sont les transports concernés ?

Prévue par la loi Grenelle, cette mesure concernera environ 85 000 entreprises, d'Air France aux coursiers, proposant ou organisant des prestations de transport pour les voyageurs et les marchandises quel que soit le mode (aérien, ferroviaire, fluvial, maritime, routier). Elle portera sur tout trajet ayant son point d'origine ou de destination en France, a précisé le ministère de l'Ecologie mercredi 31 octobre.

Même les trajets les plus courts seront concernés. Mais pour un déplacement en métro ou une course de taxi, un simple affichage des émissions par kilomètre à bord du véhicule suffira. Au passager de faire le calcul.

Comment sera calculé le coût CO2 ?

Le calcul promet d'être complexe. "Certaines prestations de transport font souvent intervenir des intervenants multiples et le recueil des données d'émissions de l'ensemble peut s'avérer fastidieux", précise-t-on au ministère.

Quatre niveaux de calcul, du plus grossier au plus fin, sont proposés : le premier se base sur des valeurs "forfaitaires" pour tous les carburants (exemple: l'essence à la pompe a un coût de 2,71 kg de CO2 par litre). Le dernier est bien plus sophistiqué puisqu'il se base sur les valeurs réellement mesurées par l'entreprise.

Cette grille de lecture variable ne va pas rendre la comparaison facile, voire va "l'empêcher dans certains cas", entre les prestataires, reconnaît le ministère dans un "guide méthodologique" (PDF) édité pour "faciliter la mise en œuvre du dispositif".

Quel est le but de la mesure ?

L'idée est "d'éclairer les choix des particuliers et des professionnels sur les solutions les plus respectueuses de l'environnement".

Le secteur des transports représente 36,5% des émissions de CO2 en France. Le pays s'est engagé à diviser par quatre ses dégagements d'ici 2050 par rapport à 1990. Avec ce dispositif, "les entreprises seront incitées à réduire leurs émissions de CO2 pour pouvoir afficher des taux bas pouvant constituer un argument commercial", espère-t-on au ministère.

L'impact sur les usagers est cependant difficile à évaluer dans la mesure où le changement de mode de transport n'est pas toujours aisé.