Cinéma : Al Gore, infatigable défenseur de l'environnement dans "Une suite qui dérange"

Onze ans après "Une vérité qui dérange", le documentaire "Une suite qui dérange" vise juste alors que les conséquences du réchauffement climatique se sont fait sentir très récemment dans les Caraïbes.

Al Gore, messager du climat, une nouvelle fois dans \"Une Suite Qui Dérange\".
Al Gore, messager du climat, une nouvelle fois dans "Une Suite Qui Dérange". (PARAMOUNT PICTURES AND PARTICIPA)
avatar
Yann BertrandRadio France

Mis à jour le
publié le

L'ancien vice-président américain Al Gore est à l'affiche mercredi 27 septembre avec son dernier long métrage. Le documentaire, Une suite qui dérange, réalisé par Bonni Cohen et Jon Shenk autour d'Al Gore, l'ancien candidat malheureux à la présidence américaine de 2000, et de son combat pour l'environnement, évoque frontalement un problème : désormais, quand on parle réchauffement climatique aux États-Unis, on se heurte à un président qui n'y croit pas.

Une Suite Qui Dérange n'élude pas ce problème, évident, alors que Donald Trump a finalement décidé de retirer son pays de l'accord de Paris sur le climat. Mais cela n'empêche pas Al Gore de continuer sa croisade, commencée il y a près de 20 ans. Au Texas, à Miami, à New York, aux Philippines au lendemain du dévastateur typhon Haiyan, l'ancien candidat à la présidence va à la rencontre des sinistrés, sur fond d'images chocs. "Il est aujourd’hui évident que c’est mal de détruire l’équilibre climatique, et de condamner l’humanité à un avenir fait de dégradations et de souffrances, énonce Al Gore, et c’est bien de faire aujourd’hui des choix, facilement accessibles, qui renforceront en même temps l’économie !"

Chaque jour, nous faisons un peu plus de dégâts

Al Gore

Documentaire hagiographique certes, mais document important. Il y a 11 ans, Une vérité qui dérange était un pavé dans la mare. Aujourd'hui, Une suite qui dérange est un appel, efficace, à ne pas baisser les bras.

Al Gore : "Malheureusement, la crise climatique est encore pire que ce que prédisaient les scientifiques il y a onze ans"
--'--
--'--