L'Assemblée nationale vote l'interdiction des néonicotinoïdes, des pesticides nocifs pour les abeilles

Cette interdiction a toutefois été repoussée à 2018, un an après la date prévue.

Selon des études scientifiques, les abeilles sont particulièrement touchées par les effets nocifs des néonicotinoïdes. (Photo d'illustration)
Selon des études scientifiques, les abeilles sont particulièrement touchées par les effets nocifs des néonicotinoïdes. (Photo d'illustration) (MONIQUE BERGER / AFP)

Mis à jour le , publié le

Les députés ont tranché, jeudi 17 mars, dans l'épineux débat au sujet des néonicotinoïdes, qui divise jusqu'au gouvernement. Un amendement interdisant cette famille de pesticides, nocifs notamment pour les abeilles, a été adopté en commission, à 30 voix contre 28. Si elle est confirmée, l'interdiction entrerait en vigueur le 1er janvier 2018, un an après la date initialement avancée.

Un courrier de Le Foll pour faire renoncer les députés

Plusieurs centaines d'études scientifiques ont prouvé la nocivité des néonicotinoïdes sur les abeilles et pollinisateurs sauvages, mais aussi sur les invertébrés aquatiques et terrestres, les poissons, les oiseaux et finalement l'être humain, ont argumenté les écologistes et certains socialistes.

Ce dossier divise le gouvernement. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, avait adressé une lettre aux députés, vendredi 11 mars, pour les appeler à ne pas procéder à des "interdictions brutales" au seul niveau français, qui pourraient désavantager les agriculteurs par rapport à leurs homologues européens. La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, avait exprimé sa surprise au sujet de cette méthode, et critiqué "les combats d'arrière-garde"

A l'initiative de la France, l'Union européenne avait déjà restreint certains des usages des néonicotinoïdes en 2013, mais ils sont encore très largement utilisés.