Ondes radioélectriques : Pellerin met en garde contre des "peurs irrationnelles"

"Il n'y a aucune preuve que le Wi-Fi est mauvais pour la santé", selon la ministre de l'Economie numérique, qui souhaite étendre le réseau 4G en France.

La ministre de l'Economie numérique, Fleur Pellerin, le 31 mai 2012 à Nantes (Loire-Atlantique).
La ministre de l'Economie numérique, Fleur Pellerin, le 31 mai 2012 à Nantes (Loire-Atlantique). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)
France Télévisions

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La ministre de l'Economie numérique, Fleur Pellerin, a mis en garde contre des "peurs irrationnelles" liées aux ondes radioélectriques, dont "la dangerosité n'est pas scientifiquement étayée". Elle s'est livrée devant la presse à des relevés de mesures des ondes, mercredi 30 janvier, dans le 12e arrondissement de Paris.

Jeudi, la proposition de loi écologiste sur les ondes doit justement être discutée à l'Assemblée nationale. Le texte a été édulcoré lors des examens en commission, puisque la mesure pour limiter le Wi-Fi dans les crèches ou les écoles a disparu. Fleur Pellerin estime que celle-ci reviendrait "à dire que le Wi-Fi est dangereux et mauvais pour la santé". La ministre redoute malgré tout que le texte "inscrive dans le dur des choses qui correspondent à des peurs un peu irrationnelles. (…) Aujourd'hui, je n'ai aucune preuve que le Wi-Fi est mauvais pour la santé." 

"On met l'économie avant la santé", déplore Michèle Rivasi

La ministre a précisé que la plus importante source d'exposition aux ondes reste le téléphone portable. Elle compte défendre des amendements pour "faire des campagnes de prévention" en faveur des "kits mains libres ou des oreillettes bluetooth", qui permettent, selon elle, de réduire l'exposition aux ondes d'au moins dix fois.

Fleur Pellerin a insisté sur l'importance de "réduire la fracture numérique" en permettant le déploiement du réseau de téléphonie mobile de quatrième génération (4G). Cela représente "un investissement de 3 milliards [d'euros] sur les cinq prochaines années et des dizaines de milliers d'emplois", selon la ministre. "Offusquée", la députée européenne écologiste Michèle Rivasi s'est insurgée sur France Inter qu'on "met(te) toujours le développement économique avant la santé des gens".