Photo diffusée le 30 mars 2012 et montrant une fuite de gaz s'échappant de la plateforme pétrolière Total Eglin en mer du Nord.
Photo diffusée le 30 mars 2012 et montrant une fuite de gaz s'échappant de la plateforme pétrolière Total Eglin en mer du Nord. (TOTAL E&P UK / AFP)

Total peut souffler. Le risque d'explosion sur une plateforme du groupe pétrolier en mer du Nord, évacuée à cause d'une fuite de gaz, semble écarté. La torchère, ce tube qui brûle le gaz résiduel, s'est éteinte, a annoncé samedi 31 mars le PDG du groupe pétrolier français, Christophe de Margerie, sur Twitter.

Information confirmée par un porte-parole du groupe depuis Aberdeen, ville écossaise située à 240 km de la plateforme d'Eglin et où Total a mis en place une cellule de crise. Des experts craignaient que le gaz, qui se répand sous forme de condensat et de nuage volatile, entre au contact avec la torchère, et provoque une explosion.

La plateforme, où travaillaient plus de 200 personnes, est totalement évacuée depuis lundi, et une zone d'exclusion est en place à proximité, en raison du danger représenté par cette fuite qui constitue, selon Total, son "plus gros incident en mer du Nord depuis au moins dix ans".

Un bateau Greenpeace en route

Le groupe a annoncé vendredi que le forage de deux puits de secours débuterait "dès que possible". Le groupe envisage également d'injecter de la boue dans le puits d'où provient la fuite de gaz. Michel Hourcard, directeur du développement de la branche exploration et production de Total et porte-parole technique sur l'incident d'Elgin, a ajouté qu'il était "raisonnable" de tabler sur une durée de six mois.

Un bateau affrété par Greenpeace devait par ailleurs quitter l'Allemagne samedi pour se rendre à proximité de la plate-forme. Greenpeace souhaite "témoigner de manière indépendante des premières conséquences" de l'accident survenu le 25 mars. Le bateau devrait arriver sur les lieux dimanche soir.