Un loup, dans le Gévaudan (Lozère), le 11 juillet 2012.
Un loup, dans le Gévaudan (Lozère), le 11 juillet 2012. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

FRANCE - La cohabitation entre bergers et loups se passe mal. Avec l'été, les moutons sont dans les pâturages et les attaques se multiplient. A tel point que le préfet du Var a signé un arrêté ordonnant une "opération de tir de prélèvement", à partir de lundi 20 août, selon Var Matin. En clair : un loup peut être abattu.

Le tir de défense avait déjà été autorisé dans les Hautes-Alpes. Mais, cette fois, il sera permis de tirer de "jour comme de nuit sur un loup mâle ou femelle, jeune ou adulte, jusqu'au 19 septembre". "Nous sommes parvenus au stade ultime, explique le préfet. Les diverses mesures de protection et de défense mises en œuvre depuis plusieurs années ne suffisent pas, les dommages subis par les éleveurs ne cessent d'augmenter."

Toujours d'après le journal, 85 attaques de loups ont entraîné la mort ou la blessure de 201 bêtes entre le début de l'année et le 31 juillet. La quasi-totalité des attaques se produisent sur le plan de Canjuers, un plateau calcaire d'une altitude moyenne de 800 mètres, situé au nord du département.

En Lozère aussi, le loup est devenu le cauchemar des éleveurs.