La pollution de l'air a causé plus de 500 000 décès prématurés en Europe en 2014

Ces chiffres ont été révélés par l'Agence européenne de l'environnement, qui note cependant une "lente amélioration" de la qualité de l'air. 

La ville de Grenoble (Isère) recouvert d\'un nuage de pollution, le 24 janvier 2017.
La ville de Grenoble (Isère) recouvert d'un nuage de pollution, le 24 janvier 2017. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)
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L'air que nous respirons est encore loin d'être pur. Dans son rapport 2017 sur la qualité de l'air, publié mercredi 11 octobre, l'Agence européenne de l'environnement revient sur le nombre de décès prématurés en raison de la pollution sur l'année 2014. Si le bilan est légèrement moins lourd que celui de l'année précédente, il fait toutefois état de 520 400 décès avant l'âge de 65 ans, dans les 41 pays du continent européen (dont 487 600 dans l'Union européenne), et ce en raison de la pollution de l'air, rapporte Le Monde.fr

Le rapport 2016 comptabilisait 550 000 morts prématurées en 2013, dont 520 000 dans l’UE.

Les particules fines, les plus meurtrières 

A elles seules, les particules fines (PM 2,5) seraient responsables de la mort de 428 000 personnes en Europe (dont 399 000 dans l’UE) sur l'année 2014, un chiffre légèrement à la baisse par rapport à 2013. Le dioxyde d’azote (NO2), gaz rendu célèbre par le scandale de la fraude aux moteurs diesel, a pour sa part provoqué davantage de morts que l'année précédente. Avec l’ozone (O3), ils seraient à l'origine respectivement de 78 000 décès (dont 75 000 dans l’UE) et de 14 000 décès (dont 13 600 dans toujours dans l’UE), liste encore Le Monde.fr.

L'Allemagne, pays le plus peuplé, est aussi le pays le plus touché (81 160 morts), suivie de l'Italie (79 820) et du Royaume-Uni. Avec 48 690 mort, la Pologne est surreprésentée par rapport à son nombre d'habitants. Elle est suivie par la France, avec un total de 45 840 morts. 

En matière de pollution de l'air, "nombre de pays ne respectent toujours pas les normes", poursuit Le Monde.fr. "C’est vrai de la France, en particulier pour le NO2 et, dans une moindre mesure, pour les particules fines de diamètre inférieur à 10 micromètres (PM10). Ces dépassements lui valent aujourd’hui, à l’instar de l’Allemagne, du Royaume-Uni ou de l’Italie, d’être poursuivie devant la Cour de justice de l’Union européenne."