Un renne sur une route de Laponie, en Finlande.
Un renne sur une route de Laponie, en Finlande. (AFP PHOTO/ OLIVIER MORIN)

Les ressources locales y compris les déchets permettraient de produire les biocarburants, a-t-on appris jeudi auprès du directeur de projet, Aki Marjasvaara.

"L'objectif est de créer le modèle d'une autoroute écologique, qui pourrait servir y compris au niveau international. Il n'existe aucun projet de ce type", a déclaré à l'AFP M. Marjasvaara.

"Ce serait un exemple pour le monde", a-t-il ajouté.

Il est ainsi question d'utiliser les déchets produits dans les zones traversées pour produire de l'éthanol et plus généralement de mieux utiliser les ressources de ces régions pour produire sur place l'énergie nécessaire aux véhicules qui emprunteront l'autoroute verte.

D'autres propositions ont été faîtes comme l'installation de pompes géothermiques, l'information des usagers sur leur niveau d'émission et leur impact sur l'environnement. Serait également concernée, l'amélioration de l'éclairage (niveau de luminosité régulé en fonction des conditions climatiques, éclairage des échangeurs automatique en fonction de la présence ou non de véhicules).

Le projet concerne les 130 kilomètres encore à construire de l'autoroute reliant Turku, sur la côte ouest, à Vaalimaa sur la frontière russe à l'est.

Un projet encore en gestation
C'est la ville de Loviisa, située sur le tracé encore à construire, qui a proposé de faire de ce dernier tronçon un axe "vert". La municipalité a pris la direction du projet qui n'en est qu'à sa phase d'étude de faisabilité, a précisé M. Marjasvaara.

Le rapport sur la possibilité ou non de construire l'autoroute verte ainsi que sur son coût final doit être prêt pour mars 2011, a-t-il précisé.

"Mais auparavant, nous devons déterminer si un tel projet est suffisamment important pour obtenir un soutien de l'UE", a-t-il expliqué.

Si la construction de cette autoroute verte est décidée, M. Marjasvaara compte sur les investissements de grandes compagnies comme Fortum, Neste Oil, St1, Ensto ou encore Falck.

Si tout est validé, la construction proprement dite devrait commencer à l'automne 2011 pour être terminée en 2016 avec un coût de 700 millions d'euros, espère la ville de Loviisa.

L'objectif à terme est de rendre les déplacements motorisés neutres en termes d'émissions de carbone, expliquent les initiateurs dans un communiqué.