VIDEO. Comment Montebourg a changé d'avis sur le gaz de schiste en France

Le candidat à la présidentielle a affirmé, lundi sur France inter, être opposé à l'exploitation du gaz de schiste en France. Il n'affichait pas exactement la même position, en 2013.

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FRANCE INTER / ASSEMBLEE NATIONALE
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Arnaud Montebourg a désormais le gaz de schiste dans le nez. L'ancien ministre du Redressement productif a été interrogé, lundi 12 septembre sur France inter, sur l'exploitation de gaz de schiste en France et a affirmé y être opposé. "Telle qu'elle est expérimentée aux Etats-Unis, c'est une technologie polluante. Ce que j'ai toujours dit", a déclaré le candidat à la présidentielle.

"Il n'y a plus d'argent pour financer la recherche"

En 2013, alors qu'il était ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg avait une position légèrement différente. A l'Assemblée nationale, il avait expliqué, à titre personnel, souhaiter la création d'une compagnie nationale publique du gaz de schiste, si une technique non-polluante était un jour mise au point. Des propos qui avaient provoqué un tollé chez les écologistes et lui avaient valu un recadrage du gouvernement.

S'il est désormais fermement opposé à l'exploitation du gaz de schiste en France, c'est parce qu'il a perdu l'espoir d'une technologie propre. "Je ne suis pas favorable au gaz de schiste pour une raison simple, c'est qu'aujourd'hui, avec la chute des prix du pétrole, même les exploitations qui étaient les plus rentables aux Etats-Unis sont en train de fermer car elles ne sont plus rentables, indique-t-il. C'est donc pour moi un problème puisqu'il n'y a plus d'argent pour financer la recherche et donc faire évoluer cette technologie."

Arnaud Montebourg lors des Assises du \"Produire en France\", à Reims (Marne), le 9 septembre 2016.
Arnaud Montebourg lors des Assises du "Produire en France", à Reims (Marne), le 9 septembre 2016. (FRANCOIS PAULETTO / CITIZENSIDE / AFP)