Ségolène Royal veut renforcer l'interdiction d'exploitation de gaz de schiste

La ministre réagit, après la mobilisation de 7 000 à 15 000 opposants dans le Gard.

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, lors d'une visite d'un site d'Airbus aux Mureaux (Yvelines), le 5 février 2016.
La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, lors d'une visite d'un site d'Airbus aux Mureaux (Yvelines), le 5 février 2016. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

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La ministre de l'Ecologie assure que sa position est restée "constante" sur le sujet. Ségolène Royal assure dans un communiqué, dimanche 28 février, "qu'il n'y aura pas d'attribution de permis de gaz de schiste" dans l'Hexagone et que "la sécurité juridique des interdictions" sera renforcée.

Elle réagit après la mobilisation de milliers de manifestants anti-gaz de schiste ce dimanche. Rassemblés à Barjac (Gard), ils réclamaient une "loi claire" interdisant toute exploration et exploitation des hydrocarbures non conventionnels : en 2011, la loi Jacob a interdit la technique d'extraction par fracturation hydraulique, mais pas la "recherche". Fin janvier, la justice a ré-attribué à Total un permis de recherches à Montélimar (Drôme), ravivant la colère des opposants.

Une réforme présentée durant le premier semestre

"Il n'y aura plus de permis pour rechercher les gaz de schiste et le nouveau code minier, qui est en cours de réforme, intègrera cette interdiction", a assuré Ségolène Royal dans le "12/13 dimanche" sur France 3. "Cette disposition s'appliquera à tous les permis de recherche d'hydrocarbures en cours de validité et aux demandes de permis en cours d'instruction", précise la ministre dans son communiqué. Le projet doit être présenté au Conseil d'Etat durant le premier semestre 2016.