Deux papillons de prairie butinent une fleur. 
Deux papillons de prairie butinent une fleur.  (ANNA KWA / GETTY IMAGES)

Finie, la chasse aux papillons. Une étude de l’Agence européenne pour l’environnement met en garde contre la diminution problématique du nombre de ces insectes. En 2011, ils étaient deux fois moins dans les prairies européennes qu’en 1990. Sur 17 espèces observées en Europe, les effectifs de huit d’entre elles ont dramatiquement diminué.

La nouvelle inquiète doublement les entomologistes, ces scientifiques spécialisés dans l’étude des insectes, car les papillons sont généralement de bons indicateurs de la population d’insectes terrestres. Faciles à observer et à reconnaître, ils sont mieux surveillés que leurs cousins rampants. Or, certains papillons jouent un rôle de pollinisateur, similaire à celui des abeilles. Leur disparition peut potentiellement bouleverser l’écosystème floral.

Les papillons, comme les abeilles, sont menacés par l'agriculture intensive. L’utilisation de la moindre parcelle de terre pour la culture des céréales, par exemple, perturbe l’habitat naturel des lépidoptères, qui préfèrent voleter entre les fleurs.

En France, un réseau de volontaires rapporte ses constats à l’Observatoire de la biodiversité des jardins, une structure associative en lien avec le Museum national d’histoire naturelle. Ils participent à un très large recensement des papillons dans l’Hexagone, chaperonné par Noé conservation. D’après ces observations, 22 espèces seraient en déclin en France, pas toujours les mêmes qu’au niveau européen.

Francetv info vous présente quelques-uns de ces papillons en danger, aux noms étranges et poétiques.

Le Cuivré est un petit papillon (deux centimètres d’envergure) au caractère agressif. Afin de garder les femelles pour lui, il chasse systématiquement les autres mâles qui pénètrent sur son territoire.
1/16 Le Cuivré est un petit papillon (deux centimètres d’envergure), au caractère agressif. Pour garder les femelles pour lui, il chasse systématiquement les autres mâles qui pénètrent sur son territoire. B. BERGEROT / NOÉ CONSERVATION