Nicolas Sarkozy, président candidat à sa réélection, sort de sa voiture de fonction, le 1er mars 2012 à Paris.
Nicolas Sarkozy, président candidat à sa réélection, sort de sa voiture de fonction, le 1er mars 2012 à Paris. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

La campagne présidentielle aussi a droit à son bilan carbone. Les cinq principaux prétendants à l'Elysée ont émis ensemble, du 20 mars au 6 mai, 13 250 tonnes équivalent CO2, soit 1 300 tours du monde en voiture, selon la société de conseil en développement durable B&L Evolution. Son rapport, publié mercredi 23 mai, a tenu compte des émissions de gaz à effet de serre lors des meetings et déplacements des candidats. Le bilan inclut également le bilan carbone des impressions de tracts et affiches et des activités dans les différents QG.

Si le chiffre de 13 250 tonnes peut paraître énorme, le bilan est plutôt raisonnable rapporté aux près de 50 millions d'électeurs en France puisqu'on obtient alors "une quantité d'émissions de 250 grammes équivalent CO2 par électeur, soit à peine 2 km en voiture chacun", explique B&L Evolution. Pour compenser intégralement les émissions de cette campagne, il faudrait ainsi "que chaque électeur remplace un déplacement en voiture de 2 km par l'équivalent à pied, ou se prive de viande, dont la production est très émettrice de CO2, au cours d'un repas".

Bons points : train, réunion publique multidiffusée…

Les auteurs publient également les bilans individuels des candidats : celui de Nicolas Sarkozy est le plus élevé avec près de 4 500 tonnes équivalent CO2, suivi de près par François Hollande avec un peu plus de 4 000 tonnes, puis Jean-Luc Mélenchon (un peu plus de 2 000), François Bayrou (1 000 tonnes) et Marine Le Pen (un peu moins de 1 000 tonnes).

Au titre des "bonnes pratiques de campagne", l'étude relève la formule "réunion publique multidiffusée" de Nicolas Sarkozy entre les deux tours, qui a permis de toucher un large public sans sillonner la France. François Hollande a réduit son bilan carbone grâce à ses voyages en train et Marine Le Pen a recouru aux réseaux sociaux pour répondre aux militants. Autres bons points, François Bayrou a utilisé le siège de son parti comme QG de campagne et Jean-Luc Mélenchon a fait imprimer sa déclaration à destination des électeurs de La Réunion sur l'île même.