Sivens : un nouveau projet qui reste à définir

La taille et l'emplacement exacts de la future retenue d'eau sont renvoyés à des études complémentaires qui pourraient durer au moins deux ans.

Une barricade posée par les anti-barrages sur la "ZAD" de Sivens (Tarn), le 5 mars 2015.
Une barricade posée par les anti-barrages sur la "ZAD" de Sivens (Tarn), le 5 mars 2015. (REMY GABALDA / AFP)
avatar
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Le conseil général du Tarn a tranché : une retenue d'eau sera bel et bien aménagée sur le site de Sivens, mais sa taille sera revue à la baisse par rapport au projet de barrage initial. Cette proposition, soumise par le président de l'assemblée départementale, Thierry Carcenac (PS), a été adoptée en séance plénière, vendredi 6 mars, par 43 voix contre 3.

Mais le vote du conseil général est loin de mettre un point final au débat autour de ce projet contesté censé subvenir aux besoins en eau des agriculteurs de la vallée du Tescou. Lors de la discussion préalable, certains élus ont regretté que le texte présenté par le président du conseil général manque de précision. 

La taille et l'emplacement du barrage pas encore fixés

En effet, la résolution votée se contente d'affirmer que cette retenue d'eau redimensionnée "se fera sur la zone du projet".

Elle ne précise pas si elle sera construite à l'emplacement prévu pour le projet de barrage, ou 300 mètres en amont comme le suggère la proposition alternative formulée par le rapport d'experts commandé par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal.

La taille de la retenue d'eau est également sujette à caution. Le projet de barrage initial prévoyait une retenue de 1,5 million de m3. Le rapport d'experts a par la suite estimé que les besoins en eau n'étaient que de 750 000 m3. Ce vendredi, les élus n'ont pas formellement voté sur un projet chiffré.

Ces "détails" seront réglés dans le cadre de discussions entre le conseil général et le ministère de l'Ecologie. Des études complémentaires devront être menées. Selon Thierry Carcenac, il pourrait donc s'écouler deux ans et demi avant que les travaux ne débutent réellement.