Les grenades offensives responsables de la mort de Rémi Fraisse à Sivens définitivement interdites

Ces armes étaient déjà suspendues depuis 2014. La décision avait été prise deux jours après la mort du jeune militant écologiste, tué par une de ces grenades tirée par un gendarme.

Des manifestants contre les violences policières, le 2 novembre 2014 à Paris, après la mort du militant écologiste Rémi Fraisse sur le chantier du barrage de Sivens.
Des manifestants contre les violences policières, le 2 novembre 2014 à Paris, après la mort du militant écologiste Rémi Fraisse sur le chantier du barrage de Sivens. (JOEL SAGET / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Deux ans et demi après la mort de Rémi Fraisse lors d'affrontements sur le chantier du barrage de Sivens (Tarn), le 26 octobre 2014, l'usage de grenades offensives de type F1 pour le maintien de l'ordre a été définitivement interdit, selon un décret publié jeudi 11 mai au Journal officiel. C'est l'explosion d'une de ces grenades, tirée par un gendarme, qui avait tué le militant écologiste de 21 ans.

Le 28 octobre 2014, deux jours après le drame, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, avait suspendu l'usage de ces grenades offensives, une suspension qui n'avait pas été levée depuis. Quelques semaines plus tard, il avait annoncé leur interdiction définitive, qui n'est devenue réalité que jeudi. En décembre 2016, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait demandé au ministère de l'Intérieur le retrait de ces armes.

Vers un non-lieu ?

Le gendarme qui avait tiré la grenade a été entendu en tant que témoin assisté en mars 2016 et n'a pas été poursuivi. Un rapport de l'Inspection générale de la gendarmerie l'avait déjà blanchi en décembre 2014, estimant que les avertissements nécessaires avaient été effectués avant le tir de la grenade. 

L'enquête judiciaire est close depuis janvier 2017 et "risque", selon le père de Rémi Fraisse, de s'achever par un non-lieu. Aucune personne n'est en effet poursuivie dans le dossier.