Abeilles : le déclin touche désormais les États-Unis

La pollinisation des amandiers de Californie aux États-Unis est touchée par la disparition des abeilles.

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Au premier jour du printemps, un océan de fleurs blanches. Ce sont les amandiers de Californie. Des champs à perte de vue. Ici, on produit 900 000 tonnes d'amandes par an, 80% de la production mondiale. Un marché florissant pourvu que les abeilles soient au rendez-vous. Les ruches viennent des quatre coins des États-Unis. Des milliers de kilomètres, deux à trois jours de voyage pour les abeilles.

Un syndrome d'effondrement des colonies

C'est la plus grande migration de butineuses au monde. Certaines viennent du Texas et ont un mois pour polliniser tous les amandiers. "C'est comme une zone de guerre, on amène nos soldats sur le front et la bataille c'est tout le travail qu'accomplissent les abeilles", explique Jason Kosareff, agriculteur propriétaire d'abeilles. Les amandiers rapportent trois milliards d'euros de chiffre d'affaires à la Californie d'où le rôle capital des abeilles. Depuis quelques années, elles disparaissent mystérieusement. Un mal appelé syndrome d'effondrement des colonies. Un phénomène connu en Europe arrivé plus récemment aux États-Unis. Un problème possiblement dû aux pesticides et à la monoculture. Aucune mesure n'a été prise outre-Atlantique pour protéger les abeilles.   
 
  

 
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L'Institut national de recherche agronomique d'Avignon (Vaucluse) a entrepris de dresser les abeilles à repérer les mines ensevelies dans les Balkans.  (DAVID EBENER / DPA / AFP)