L'année 2014 a été la plus chaude sur Terre depuis le début des relevés de températures

Le mois de décembre a également enregistré une température moyenne à la surface des terres et des océans sans précédent pour cette période de l'année.

Des pêcheurs à Seal Beach, en Californie (Etats-Unis), en juin 2014.
Des pêcheurs à Seal Beach, en Californie (Etats-Unis), en juin 2014. (FREDERIC J. BROWN / AFP)

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Coup de chaud sur la planète. L'année 2014 a été la plus chaude sur le globe depuis le début des relevés de températures en 1880, a annoncé, vendredi 16 janvier, l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Décembre a également enregistré une température moyenne à la surface des terres et des océans sans précédent pour cette période de l'année, précise la NOAA. Celle-ci ajoute que des mesures effectuées indépendamment par la Nasa arrivent aux mêmes conclusions.

Quelles sont les températures relevées ?

Sur l'année complète, la température moyenne au sol et sur les océans a été 0,69°C au-dessus de celle du XXe siècle, surpassant les précédents records de 2005 et 2010 de 0,04 degré. 

Dans le détail, la température moyenne globale à la surface des terre s'est située 1°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle, soit la quatrième plus élevée depuis 1880. Quant à la température sur les océans, elle a été 0,57°C supérieure à la moyenne des 134 dernières années, ce qui en fait la plus élevée de toutes les années jamais enregistrées.

En France aussi, 2014 a été l'année la plus chaude observée depuis 1900, d'après les relevés de Météo France. La température moyenne annuelle sur l'Hexagone (13,8°C) a dépassé de 1,2°C la normale (mesurée sur la période 1981-2010), observe l'organisme. L'année 2014 aura ainsi été plus chaude encore que 2011 (+1,1°C) et 2003 (+1,0°C). La Grande-Bretagne, la Belgique, l'Espagne et l'Allemagne ont également enregistré une année record.

A quoi ce réchauffement est-il dû ?

"Alors que la température moyenne sur une année peut être influencée par des conditions météorologiques extrêmes, les tendances au réchauffement sur le long terme sont attribuables aux facteurs contribuant au changement climatique actuellement dominés par les émissions de gaz à effets de serre humaines", souligne Gavin Schmidt, directeur de l'Institut Goddard de la Nasa pour les études spatiales.

Les températures record se sont aussi produites en l'absence du courant chaud du Pacifique El Niño, selon la NOAA. Ce courant apparaît tous les cinq à sept ans en moyenne et exerce une forte influence sur le climat du globe.

Dans son dernier rapport publié en avril 2014, le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) estimait que sans un changement majeur et rapide dans la production énergétique mondiale, très dépendante du charbon et du pétrole, la hausse du thermomètre de la planète sera de 3,7 à 4,8°C à l'horizon 2100.

Selon le Giec, il reste peu de temps pour agir afin de limiter la hausse des températures de la planète à 2°C d'ici la fin de ce siècle par rapport aux niveaux de l'ère pré-industrielle. Selon ces experts, au-delà de deux degrés, le changement climatique pourrait avoir des conséquences désastreuses.