Ni soutien, ni condamnation. C'est la réaction officielle de la France après le coup d'Etat militaire en Egypte et la destitution du président Mohamed Morsi. "Dans la situation très dégradée et d’extrême tension de l’Egypte, de nouvelles élections ont finalement été annoncées, après une période de transition. La France en prend acte", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius sur Facebook.

"Elle souhaite que les échéances soient préparées dans le respect de la paix civile, du pluralisme, des libertés individuelles et des acquis de la transition démocratique, afin que le peuple égyptien puisse choisir librement ses dirigeants et son avenir", a-t-il ajouté.

Washington évacue son ambassade au Caire

Aux Etats-Unis, les réactions sont encore plus mesurées. L'administration Obama n'a pas encore réagi officiellement à l'annonce de l'armée et le département d'Etat a ordonné l'évacuation de l'ambassade américaine au Caire. Peu avant l'intervention du général Al-Sissi, un porte-parole du département d'Etat avait lâché: "nous ne prenons pas parti dans cette affaire"

Un sénateur, président de la sous-commission chargé du contrôle de l'aide américaine à l'étranger, a lui laissé entendre que l'enveloppe de 1,5 milliards de dollars (1,15 milliards d'euros) versée à l'armée égyptienne chaque année pourrait être annulée. "Notre loi est clair: l'aide américaine est suspendue lorsqu'un gouvernement démocratiquement élu est déposé par un coup d'Etat ou un décret militaire", a-t-il lancé.