Le Caire a fêté toute la nuit la destitution de Mohamed Morsi par l'armée, mercredi 3 juillet. Le camp du président islamiste déchu dénonce un coup d'Etat militaire. Le juge Adly Mansour, président de la Haute Cour constitutionnelle égyptienne, a prêté serment,  jeudi 4 juillet, en tant que chef de l'Etat par intérim. S'exprimant dans l'enceinte de la Cour constitutionnelle, au Caire, le magistrat a promis de nouvelles élections, sans avancer de calendrier. L'Egypte, a-t-il ajouté, a "corrigé la trajectoire de sa glorieuse révolution".

De son côté, Mohamed Morsi, le premier président élu de l'histoire de l'Egypte n'est pas apparu publiquement depuis son éviction. Il est détenu au ministère de la Défense, a confirmé l'armée. Il "est retenu de façon préventive", a affirmé un responsable militaire à l'AFP, laissant suggérer que l'ex-chef d'Etat pourrait être poursuivi.

Lundi, l'armée avait donné 48 heures à Mohamed Morsi pour "satisfaire les revendications du peuple", sans quoi elle imposerait sa propre "feuille de route"A l'expiration de l'ultimatum, le président avait tenté une ouverture. Il avait appelé, sur sa page Facebook officielle, à "former un gouvernement de coalition et de consensus afin d'organiser des législatives à venir"