Débat républicain aux Etats-Unis : un Donald Trump dopé à la testostérone

Nouveau débat jeudi soir entre les candidats à l'investiture républicaine aux Etats-Unis. Et une nouvelle fois, le favori des primaires Donald Trump assure le spectacle. Des échanges au ras des pâquerettes.

("Mes mains ne sont pas petites et le reste non plus", a lancé Trump au milieu de ses adversaires © Jim Young/Reuters)
Radio France

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C'est un rituel des primaires. Une nouvelle fois les candidats à l'investiture du parti républicain se sont retrouvés pour un débat télévisé. Ils étaient jeudi soir sur la chaîne ultra-conservatrice Fox News. Un débat qui a rarement autant ressemblé à une émission de télé-réalité. Des adversaires qui se coupent la parole, qui s’affublent de surnoms, "petit Marco " ou encore "big Donald ".

Attaqué mais combatif

Justement Donald Trump, dès le début, a une poussée de testostérone. "Il s’en est pris à la taille de mes mains. Regardez : elles ne sont pas petites et le reste non plus, je vous le garantis! " De manière générale, celui qui a gagné le "Super Tuesday", mais qui est attaqué de toute part éprouve le besoin de se rassurer. Il met en avant en permanence les sondages qui le placent en tête.

Donald Trump est à plusieurs en reprises en difficulté. Il est accusé d’avoir financé des candidats démocrates, de duper les électeurs. Et quand il est mis face à ses contradictions, il plaide pour une certaine souplesse. "Vous devez montrer un certain degré de flexibilité. Si le chemin que vous prenez n’est pas le bon, est-ce que vous allez y rester juste pour ne pas changer d’avis? "

Un "Tout sauf Trump" moins crédible

Donald Trump n’est pas un dur en déduisent ses opposants, qui pendant deux heures le dépeignent comme incapable d’être président. Mais à la fin des hostilités, à la question "voterez-vous pour le candidat désigné par les électeurs " la réponse de ses trois rivaux à l’investiture est unanime et positive.

Quant à Trump, il s'est engagé à ne pas se présenter en candidat indépendant à la présidentielle s'il ne remporte pas les primaires.