La catastrophe bancaire à peine encaissée, Chypre doit désormais s'attendre au pire puisque le seul moteur de la croissance du pays est cassé. En effet, l'économie chypriote ne s'appuie que sur une seule jambe : ses banques. A titre de comparaison, le secteur bancaire de l'île pèse, en proportion, aussi lourd que toute l'industrie et toute l'agriculture de la France réunies.

Chypre tombe de haut. Alors que le taux de croissance de l'île d'avant 2008 était de 4%, la récession qui guette pourrait être importante et flirter avec les 10%. Du coup, le chômage explose. Il pourrait ainsi bondir à 15 % voire à 25%, comme en Grèce.

Le principal problème concerne la façon dont va rebondir le pays : personne ne sait avec quoi Chypre va relancer son économie. Et pour certains économistes, la question de la sortie du pays de la zone euro n'est plus taboue.

Des lycéens chypriotes manifestent à Nicosie, la capitale du pays, le 26 mars 2013.
Des lycéens chypriotes manifestent à Nicosie, la capitale du pays, le 26 mars 2013. (PATRICK BAZ / AFP)