Recyclage : la Chine ne veut plus être la poubelle de l’Occident

La Chine n’a plus l’intention d’être la poubelle du monde occidental. Le pays est le premier importateur mondial de déchets. France 2 fait le point sur la nouvelle politique d’environnement de Pékin.

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Des amas de déchets parfois hauts comme des immeubles. Voilà ce que ne peut plus supporter la Chine, noyée sous les poubelles du monde. Le pays accueille par la mer plus du tiers des déchets exportés par le reste de la planète. Ici, du plastique venu des États-Unis ou d’Allemagne. Là, des boîtes de conserve arrivée de France. Mais le gouvernement chinois a décidé que d’ici la fin de l’année, tout allait changer. "Au total, 24 types de déchets ne pourront plus être exportés dans notre pays. Certains plastiques, papiers non triés, textiles et résidus de métaux", indique Guo Jong, ministre de l’Environnement.

10 000 usines rien que pour le plastique

C’est une révolution, car jusque là, la Chine accueillait à bras ouverts ces déchets pour les recycler. Mais la pollution qu’ils génèrent devient invivable. Dans un petit village du nord-est, l’eau est contaminée et l’air devient irrespirable quand les ordures sont brûlées ou entassées près des habitants. Malgré les risques pour la santé, dans les campagnes souvent pauvres, de nombreux Chinois travaillent dans le recyclage. 10 000 usines rien que pour le plastique. En fermant ses sites de recyclages les plus polluants, et en renforçant les contrôles dans ses ports, la Chine pose au monde entier cette question : que faire de la montagne de déchets produits chaque jour ? 

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