A Yaoundé (Cameroun), où vit la famille enlevée dans le nord du pays mardi 19 février, la déception est forte jeudi. En effet, on a d'abord cru à la libération des otages jeudi matin après l'annonce faite par une source militaire camerounaise. Une information démentie par la suite. Le gardien de la maison des Français et la propriétaire de l'agence qui a loué la résidence sont alors passés en quelques instants de la joie à la déception. Les expatriés français qui vivent dans la capitale camerounaise expriment aussi leur frustration. S'ils ne "parlent que de ça", les Camerounais rencontrés dans la rue ne sont pas non plus indifférents.

L'étau se resserre-t-il au Nigeria autour des preneurs d'otages ? Selon une source militaire nigériane, les forces de sécurité nigérianes ont encerclé, jeudi 21 février, les ravisseurs. Elles s'emploieraient à obtenir leur libération. Selon François Hollande, les otages sont retenus "sans doute en deux groupes".

L'entrée de l'ambassade de France à Yaoundé (Cameroun), le 21 février 2013.
L'entrée de l'ambassade de France à Yaoundé (Cameroun), le 21 février 2013. (REINNIER KAZE / AFP)