Capture d'écran d'une vidéo publiée sur YouTube, le 25 février 2013, et montrant les sept otages français enlevés au Cameroun. La libération de la famille a été confirmée le 19 avril 2013.
Capture d'écran d'une vidéo publiée sur YouTube, le 25 février 2013, et montrant les sept otages français enlevés au Cameroun. La libération de la famille a été confirmée le 19 avril 2013. (YOUTUBE)

Jean-Marc Ayrault a confirmé, lundi 25 février, que le groupe islamiste Boko Haram avait revendiqué l'enlèvement des sept Français dans le nord du Cameroun, la semaine dernière. La déclaration du Premier ministre intervient après qu'une vidéo de cette famille a été diffusée sur YouTube, le même jour. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dénoncé des "images terriblement choquantes" qui "démontrent une cruauté sans limites".

La vidéo de plus de trois minutes, non datée, met en scène un groupe de personnes qui correspond aux sept otages français. Sous la contrainte, Tanguy Moulin-Fournier précise en français que ses ravisseurs appartiennent au groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui mène des attaques parfois sanglantes au Nigeria depuis plusieurs mois.

Boko Haram demande la libération de "frères"

"Nous avons été arrêtés par Ahlis Sunnah Lādda'awatih wal-Jihad [Boko Haram]. Ils veulent la libération des frères de Ahlis Sunnah Lādda'awatih wal-Jihad emprisonnés au Cameroun. Ils veulent la libération des femmes de Ahlis Sunnah Lādda'awatih wal-Jihad emprisonnées au Nigeria", déclare-t-il. L'un des ravisseurs menace ensuite en arabe de tuer les otages si les revendications du groupe ne sont pas satisfaites. 

France Télévisions ne diffuse pas d'images qui pourraient porter atteinte à la dignité des otages. C'est pourquoi nous publions cette vidéo floutée.