Tanguy Moulin-Fournier : "C'était dur psychologiquement, c'était dur physiquement"

Libéré cette nuit avec six autres membres de sa famille, ce Français enlevé au Cameroun par Boko Haram a raconté leur captivité à France Inter. 

Capture d'écran d'une photo diffusée de Tanguy Moulin-Fournier, le père de la famille française prise en otage au Cameroun le 19 février 2013.
Capture d'écran d'une photo diffusée de Tanguy Moulin-Fournier, le père de la famille française prise en otage au Cameroun le 19 février 2013. (FRANCE 2 / FRANCETV INFO)
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"On est bien fatigués mais la vie va reprendre son cours." Quelques heures à peine après la libération des sept otages français enlevés au Cameroun, Tanguy Moulin-Fournier a parlé de sa captivité sur France Inter, vendredi 19 avril. 

"Les conditions étaient très difficiles, il faisait extrêmement chaud, on a eu des petites difficultés mais pas de problèmes graves", raconte ce quadragénaire, directeur chez GDF Suez au Cameroun, qui précise que ses quatre enfants, âgés de 5 à 12 ans "vont bien""C'est très long, c'est très difficile, c'était dur psychologiquement, c'était dur physiquement, on n'avait aucune nouvelle", a-t-il ajouté. Il a précisé avoir appris seulement quelques instants plus tôt toute la mobilisation en France pour leur libération. 
 
Le père de famille, enlevé avec sa femme, leurs quatre enfants, et son frère, a expliqué qu'ils n'avaient jamais été séparés, contrairement à des informations qui avaient circulé au début de leur captivité. "Nous sommes toujours restés ensemble, ce qui est un élément fondamental, car en famille, on se tient le moral", a-t-il détaillé. Enfin, il est volontairement resté flou sur le déroulement de leur libération : "On a su quelques heures avant, ils nous ont annoncé qu'on allait repartir vers le Cameroun, [...] ça c'est bien déroulé, c'est l'essentiel."