Otages enlevés au Cameroun : la France n'a pas payé, dit Ayrault

Plusieurs médias évoquent le versement d'une rançon et la libération de prisonniers de la secte islamiste Boko Haram, en contrepartie.

Trois des sept ex-otages français, le 19 avril 2013 à Yaoundé, au Cameroun.
Trois des sept ex-otages français, le 19 avril 2013 à Yaoundé, au Cameroun. (REINNIER KAZE / AFP)
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Le Premier ministre est formel, vendredi 26 avril. La France n'a payé aucune rançon pour obtenir la libération le 19 avril, après 60 jours de captivité, des sept otages français enlevés au Cameroun.

Depuis hier soir, la chaîne de télévision i-Télé affirme que les ravisseurs de la famille Moulin-Fournier ont reçu une rançon. Une information déjà diffusée en début de semaine par l'hebdomadaire camerounais L'œil du Sahel (souvent bien informé) et reprise ici. Le journal expliquait assez précisément qu'une rançon de 5 à 7 millions de dollars (3,8 à 5,4 millions d'euros) avait été versée par le Cameroun. La rançon aurait été assortie de la libération de plus de 14 prisonniers de la secte islamiste Boko Haram, qui a revendiqué l'enlèvement.

"On dit toujours ça"

Le journal ajoutait que la rançon avait été réglée par le Cameroun, mais i-Télé, qui s'appuie sur des "sources opérationnelles du dispositif de libération", affirme que "deux hypothèses circulent concernant cette contrepartie financière. Soit la rançon a été payée grâce aux fonds propres du président du Cameroun Paul Biya, soit le groupe GDF-Suez".

Des hypothèses que balaie Jean-Marc Ayrault : "On dit toujours ça après une libération. L'important, c'est qu'ils aient été libérés. Bien entendu, on dément." François Hollande avait réitéré à cette occasion la doctrine française en la matière, "qui est le non-versement de rançons". La présidence de la République a renvoyé à cette déclaration, de même que l'entreprise GDF Suez, pour laquelle travaille le père de famille Tanguy Moulin-Fournier, qui s'est refusée elle aussi à tout commentaire.