Barack Obama part en croisade contre les armes à feu

Le président américain rencontre ce lundi la ministre de la Justice, Loretta Lynch, afin de détailler les mesures envisagées pour lutter contre la violence des armes à feu. Barack Obama s'exprimera ensuite jeudi dans une émission télévisée de CNN. Chaque jour, 90 personnes meurent par balles aux Etats-Unis, pays où le nombre d'armes individuelles dépasse celui des habitants.

(Le président Obama lors de sa conférence de presse de fin d'année le 18 décembre dernier © MaxPPP)
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Pour Barack Obama, s'impliquer sur la question hautement sensible des armes, c'est d'abord une façon de prévenir qu'en cette année électorale, il ne va pas être un simple spectateur. Le président américain attend donc de pied ferme les propositions de la ministre de la Justice : il s'agirait notamment d'imposer à tous les vendeurs un contrôle plus strict des antécédents des acheteurs.

"Un écran de fumée" pour les Républicains

Les opposants affirment déjà que cette mesure n'aurait empêché aucun des massacres récents. Dans l'Oregon ou à San Bernardino par exemple, les armes étaient détenues légalement après les vérifications nécessaires. "Peut-être", répond Barack Obama, mais l'opinion exige des mesures : "Je reçois trop de lettres de parents, d'enseignants et d'enfants pour rester les bras croisés sans rien faire. Et j'ai des courriers de propriétaires d'armes, responsables, secoués comme nous par ces tragédies", argumente-t-il, avant d'ajouter :

"Je sais que vous êtes nombreux à être préoccupés et j'ai besoin de votre aide." 

"Je reçois trop de lettres de parents, d'enseignants et d'enfants pour rester les bras croisés sans rien faire", explique Barack Obama
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De fait, plus de 80% des Américains sont favorables à ces contrôles. Ce serait d'ailleurs une restriction minimale : pas question d'écorner le sacro-saint amendement de la Constitution qui autorise la détention d'armes pour se défendre. D'une certaine façon, Barack Obama, qui ne peut plus se présenter, repart ainsi en campagne. Les candidats Républicains, eux, parlent d'un "écran de fumée" destinée à éviter "le vrai débat", celui sur la menace terroriste. 

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