D'importants dégâts sur les routes, mais surtout sur les cultures, ont été recensés en Nouvelle-Calédonie, après des pluies diluviennes en début de semaine. Une équipe de La 1ère en Nouvelle-Calédonie s'est rendue, mercredi 3 juillet, à Tontouta, au nord de Nouméa, où la gendarmerie nationale a procédé à une opération de secours avec des engins blindés.

"Ce sont des pluies exceptionnelles pour un mois de juillet. Le dernier phénomène comparable remonte à 1951", a déclaré Jean-Pierre Aïfa, maire de Bourail. Vendredi, l'évaluation des dégâts était toujours en cours. La présidente de la province sud, Cynthia Ligeard, a annoncé le déblocage d'une aide d'urgence de 50 millions de francs CFP (420 000 euros). Le gouvernement calédonien, qui a estimé la facture à quelque 900 millions de francs CFP (7,5 millions d'euros), doit annoncer en début de semaine prochaine le montant des sommes mobilisées. 

Risque de pénurie de fruits et légumes locaux

Sur le sud de la côte est, particulièrement affecté, jusqu'à 700 mm de pluie en 24 heures ont été relevés. Le village de Canala a été complètement inondé tandis qu'à Thio, village minier, un pont a été sectionné par la force des crues. De nombreuses tribus kanak ont été envahies par les eaux. Sur la majeure partie du sud du territoire, les jardins vivriers ainsi que les récoltes des exploitations agricoles, notamment à Boulouparis, La Foa et Bourail, ont été dévastés, augurant une pénurie de fruits et légumes locaux.

Cet épisode pluvieux est intervenu six mois après le cyclone Freda, qui avait déjà fortement endommagé les cultures et les réseaux de ces régions début janvier.
(J.P. KADDOUR / NC 1ERE)