Le Premier ministre chinois déclare "une guerre sans merci pour préserver le ciel bleu"

Li Keqiang a prononcé un discours écologiste face aux 3 000 députés de l’Assemblée nationale populaire, au Palais du peuple, à Pékin. 

Des soldats chinois à Pékin (Chine), le 1er janvier 2017. 
Des soldats chinois à Pékin (Chine), le 1er janvier 2017.  (WANG XIN / IMAGINECHINA / AFP)
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Pour éviter l'"airpocalypse", le Premier ministre chinois a déclaré la guerre à la pollution. Deux mois après un pic de pollution qui a plongé le nord du pays en alerte rouge pendant près d'une semaine, Li Keqiang a promis, dimanche 5 mars, de "rendre le ciel bleu à nouveau", a indiqué l'agence de presse AP

A l'occasion de son discours prononcé en ouverture de la session annuelle du Parlement, il a assuré vouloir "mener une guerre sans merci pour préserver le ciel bleu." 

Alors que des mouvements de protestation sont nés dans plusieurs villes contre la construction d'usines chimiques ou de centres d'incinération, le numéro 2 du Parti communiste a relevé que "les gens attendent désespérément" une amélioration de la qualité de l'air, rapporte AP. 

L\'emblématique place Tiananmen, à Pékin, le 20 décembre 2016, est recouverte par un épais \"smog\" de pollution. La capitale chinoise est en alerte rouge depuis le 16 décembre.
L'emblématique place Tiananmen, à Pékin, le 20 décembre 2016, est recouverte par un épais "smog" de pollution. La capitale chinoise est en alerte rouge depuis le 16 décembre. (JUN YASUKAWA / YOMIURI)

Développer les énergies renouvelables au pays du charbon 

Li Keqiang a assuré que le gouvernement travaillerait dans l'année à améliorer ses centrales à charbon afin de les rendre moins polluantes, tout en travaillant au stockage d'énergie et au développement des énergies renouvelables, détaille l'agence de presse. En chute constante depuis trois ans, le charbon représente encore, néanmoins, 62% du mix énergétique chinois.

Le Premier ministre a également promis que son gouvernement renforcerait les normes écologiques et veillerait à ce qu'elles soient strictement appliquées, explique Le Monde (article payant). "Nous fermerons sans hésitation, selon la loi, les entreprises non conformes [aux normes d’émission]", a-t-il déclaré. "Ceux qui polluent en cachette ou qui fraudent seront sévèrement punis (...) Ceux qui ne font pas respecter la loi ou qui tolèrent les infractions des pollueurs doivent aussi être poursuivis avec sévérité", a poursuivi le Premier ministre, cité par le quotidien.

Son combat, il le mènera, "jusqu’à la victoire finale", traduit encore Le Monde, soit le retour du "bleu azur" au-dessus de la tête des Chinois.