Pakistan : l'attaque d'une école de police fait au moins 58 morts

Les échanges de tirs ont duré plusieurs heures avant que l'armée ne parvienne à sécuriser les lieux.

Un soldat pakistanais monte la garde devant l'entrée de l'école de police de Quetta, au Baloutchistan (Pakistan), le 24 octobre 2016.
Un soldat pakistanais monte la garde devant l'entrée de l'école de police de Quetta, au Baloutchistan (Pakistan), le 24 octobre 2016. (BANARAS KHAN / AFP)
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Au moins 58 personnes sont mortes lors d'une attaque attribuée à un groupe islamiste contre une école de police, dans le sud-ouest du Pakistan, dans la nuit du lundi 24 au mardi 25 octobre, ont annoncé les autorités. "Aux premières heures du jour, nous avons un bilan de 58 morts, qui ont été tués lors de l'attentat d'hier soir", a déclaré un responsable de l'hôpital de Quetta. "Nous avons également reçu le corps d'un terroriste", a-t-il ajouté.

Selon l'armée, les assaillants ont pénétré avant minuit dans le Collège de police situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de Quetta, la capitale de la province instable du Baloutchistan. Après plusieurs heures d'échanges de tirs, un responsable provincial a annoncé vers 4 heures du matin (heure locale) que l'armée avait délogé les assaillants et sécurisé l'établissement, qui héberge plusieurs centaines de policiers en formation.

Une attaque menée par trois kamikazes

L'attaque a été menée par trois kamikazes armés, a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur de la province du Baloutchistan, révisant à la baisse le nombre d'assaillants, initialement évalué entre 5 et 6 par l'armée. Sept cents recrues se trouvaient dans l'établissement lors de l'attaque, selon cet officiel. "Les lieux sont à 99% sécurisés, nous terminerons cela une fois le soleil levé", a-t-il dit.

Un général a attribué l'assaut à une faction du groupe islamiste Lashkar-e-Jhangvi, allié des talibans pakistanais. Selon lui, les assaillants "communiquaient avec des cadres en Afghanistan". Kaboul accuse très régulièrement Islamabad d'abriter des insurgés s'en prenant à des cibles gouvernementales afghanes, mais l'inverse est plus rare.