Des habitants dans les rues d'Ofunato (Japon) dévastées par le tsunami, le 14 mars 2011.  
Des habitants dans les rues d'Ofunato (Japon) dévastées par le tsunami, le 14 mars 2011.   (TOSHIFUMI KITAMURA / AFP)

Le tremblement de terre a été si intense qu'il a été ressenti jusque dans l'espace. Des scientifiques ont démontré que le séisme de magnitude 9 à l'origine du tsunami qui a dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011, a envoyé des ondes acoustiques perçues par le satellite Goce, en orbite à 255 km au dessus de nos têtes, a rapporté dimanche 10 mars le site internet de la BBC (lien en anglais).

Les scientifiques savaient que les séismes de grande ampleur généraient des ondes acoustiques à très basses fréquences (ou infrasons), imperceptibles à l'oreille. En revanche, c'est la toute première fois qu'un engin en orbite est capable de les enregistrer, a rapporté la lettre du journal de la recherche en géophysique (lien en anglais). En fait, l'onde acoustique générée par le séisme a perturbé la densité des molécules qui composent l'air, lesquelles ont changé de vitesse, explique la BBC. Ces données ont pu être enregistrées par l'accéléromètre [un capteur visant à mesurer l'accélération linéaire d'un objet] du satellite.

Pour le manager de la mission, Rune Floberghagen de l'agence spatiale européenne, cité par la BBC, cela "pourrait permettre de comprendre comment les secousses sismiques se propagent non seulement à travers la Terre, mais aussi à travers son environnement", explique-t-il. "Le temps nous le dira. Mais rien que le fait d'avoir des capteurs acoustiques dans l'espace, c'est déjà plutôt cool", note-t-il.