Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, est de nouveau libre. Un juge néo-zélandais a accepté mardi 21 février la demande de libération conditionnelle du fondateur du site Megaupload.com, arrêté en Nouvelle-Zélande un mois auparavant, à la demande du FBI américain. Le juge l'a libéré car il estime qu'il n'y a pas de risque de fuite, selon le NZ Herald, un quotidien néo-zélandais.  "Je souhaite rentrer chez moi pour voir ma famille, mes trois enfants et ma femme enceinte. J'espère que vous compreznez ce que c'est tout ce que je veux dire pour l'instant", a-t-il simplement déclaré lors de sa sortie.

( Reuters)

Kim Dotcom a été libéré sous caution "à la condition qu'il n'utilise pas internet", précise le NZ Herald, sans en dire plus sur le montant de la somme versée. Il doit résider dans sa propriété de Coatesville, n'a pas le droit de s'éloigner à plus de 80 km de sa propriété ni d'utiliser d'hélicoptère. 

Que reproche-t-on au créateur de Megaupload ?

Megaupload, qui revendiquait 50 millions d'utilisateurs quotidiens et affirmait représenter 4% de ce qui transite par le web, a été fermé le 19 janvier par la justice américaine. Le site installé à Hong Kong est accusé d'être à l'origine de l'une des plus "grandes affaires de violation de droits d'auteur jamais traitées aux Etats-Unis".

La justice américaine a saisi 50 millions de dollars d'actifs (37 millions d'euros) et accuse les responsables de Megaupload d'avoir tiré de leurs forfaits quelque 175 millions de dollars de profits (140 millions d'euros). Kim Dotcom en aurait tiré à titre personnel des revenus de 115 000 dollars par jour, selon le FBI, soit près de 90 000 euros.

Businessman et pirate du web

Kim Dotcom nie les accusations de la justice américaine. Lui et trois de ses associés arrêtés le même jour (le 19 janvier) ne sont pas poursuivis en Nouvelle-Zélande et la justice américaine dispose de 45 jours pour déposer sa demande d'extradition.

Tantôt businessman tantôt pirate du web, ce Finno-Allemand de 37 ans au train de vie extravagant a déjà eu affaire à la justice par le passé. Condamné pour escroquerie, recel d'objets volés et hacking de systèmes informatiques dans les années 1990, il a été reconnu coupable d'un des plus gros délits d'initiés de son pays en 2002.