Comme chaque année lors des traditionnelles cérémonies du Vendredi saint, des catholiques des Philippines ont rejoué, vendredi 29 mars, les dernières heures de Jésus-Christ, cloués sur la croix, ou en se flagellant. Les touristes, étrangers et philippins, sont venus en masse à San Fernando, à 90 minutes de route de Manille, pour assister à ces scènes sanglantes de la Passion du Christ.

Sous un soleil brûlant et sur un terrain vide en bordure de la ville, de longs clous ont été enfoncés dans les pieds et les paumes des mains de plusieurs hommes, qui se sont succédé sur la croix, devant un parterre de fidèles en prière. Ces crucifixions se déroulent dans le pays depuis des décennies, malgré la désapprobation des évêques philippins.

Dans cette région située au nord de Manille, une vingtaine d'hommes se sont prêtés à ce rituel. Ailleurs dans San Fernando, des hommes, la tête recouverte d'une cagoule, se sont flagellés avec des morceaux de bambou noués par des cordes, en pénitence de leurs péchés, projetant des gouttes de sang sur les spectateurs qui bordaient les rues.

Un Philippin rejoue la Passion du Christ, le 29 mars 2013.
Un Philippin rejoue la Passion du Christ, le 29 mars 2013. (NOEL CELIS / AFP)