Corée du Sud : l'héritier de l'empire Samsung mis en examen pour corruption

Lee Jae-yong a été officiellement inculpé dans le cadre d'un vaste scandale qui touche le plus gros conglomérat du pays.

Lee Jae-yong , le vice-president du groupe Samsung, à son arrivée au bureau du procureur à Séoul, en Corée du Sud, le 25 février 2017. 
Lee Jae-yong , le vice-president du groupe Samsung, à son arrivée au bureau du procureur à Séoul, en Corée du Sud, le 25 février 2017.  (EYEPRESS NEWS / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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L'héritier et vice-président de l'empire Samsung, Lee Jae-yong, 48 ans, a été mis en examen, mardi 28 février, pour corruption, dans le cadre d'un vaste scandale qui secoue la Corée du Sud, ont annoncé les enquêteurs. Il est accusé d'avoir versé près de 40 millions de dollars de pots-de-vin à la confidente de l'ombre de l'ancienne présidente Park Geung-hye, en échange de faveurs politiques.

"Les enquêteurs spéciaux ont inculpé le vice-président de Samsung Electronics Lee Jae-yong pour corruption, détournement de fonds, dissimulation d'actifs à l'étranger (...) et parjure", a déclaré Lee Kyu-chul, porte-parole de l'équipe planchant sur cette affaire qui a valu à la présidente Park Geun-hye d'être destituée.

Démission de trois cadres

Le placement en détention provisoire de Lee Jae-yong, le 17 février, avait provoqué une onde de choc dans les rangs du "chaebol" (puissante multinationale familiale), qui pèse un cinquième de l'économie sud-coréenne.

Trois cadres dirigeants de Samsung ont aussitôt démissionné, mardi, après leur inculpation pour corruption dans cette même affaire. Lee Jae-yong ne figure pas parmi ceux qui quittent l'entreprise. Samsung a également annoncé le "démantèlement" de son Bureau des stratégies futures, qui supervise toutes les décisions importantes du conglomérat.