Vol MH370 : pourquoi l'avion de la Malaysia Airlines reste introuvable ?

Michel Polacco, spécialiste aéronautique, est revenu, mardi pour franceinfo, sur la décision des gouvernements australien, malaisien et chinois de suspendre les recherches sous-marines afin de retrouver l'avion de la Malaysia Airlines disparu mystérieusement dans l'océan Indien le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord.

Commémoration des un ans de la disparition du vol MH370 à Kuala Lumpur (Malaisie), le 6 mars 2015. (Photo d\'illustration)
Commémoration des un ans de la disparition du vol MH370 à Kuala Lumpur (Malaisie), le 6 mars 2015. (Photo d'illustration) (MANAN VATSYAYANA / AFP)
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Trois ans après la disparition du vol MH370 les autorités chinoises, australiennes et malaisiennes annoncent qu’elles arrêtent les explorations sous-marines dans l’océan Indien, a décrypté, mardi 17 janvier sur franceinfo, cette enquête sur la disparition du Boeing 777 qui s'est volatilisé le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord.

Pourquoi les recherches sont-elles arrêtées ?

Les recherches sont suspendues car elles coûtent très cher. Depuis trois ans, elles n’ont pas apporté les résultats espérés. On a déjà dépensé trois fois ce qui a été dépensé pour retrouver les restes du vol AF447 Rio-Paris. Les 120 000 km² cartographiés, au nord-ouest de l’Australie, et ensuite fouillés n’ont pas permis de retrouver des traces de cet avion. Les seules traces que nous avons eues sont des débris qui avaient dérivé sur les îles proches de la Réunion, de l’Île Maurice et de Madagascar.

Accident, terrorisme ou détournement ?

On ne sait toujours pas ce qui est arrivé aux 239 passagers du vol MH370. Cependant, on sait que cet avion n’a pas été victime d’un accident ou d’une catastrophe sur sa route entre Kuala Lumpur et Pékin. L'avion aurait donc été l’objet d’un détournement. Quelqu’un a emmené cet avion vers le nord de l’Australie.

Connaît-on la trajectoire du Boeing de la Malaysia Airlines ?

Le Royal Institute of Navigation britannique a réussi à déterminer  la trajectoire de l’avion pendant les sept heures qui ont suivi sa disparition. Il a continué vers le sud jusqu’à ce qu’il n’ait plus de carburant. Il s'est ensuite écrasé dans une zone qui fait au moins 400 000 km². Cela représente trois fois plus que la zone que l’on fouille depuis trois ans.

Est-ce une pause ou l'arrêt définitif des recherches ?

Nous ne savons toujours pas s’il s’agit d’une pause dans les recherches ou bien d’un arrêt définitif. Si c’est une pause, on peut espérer que pendant cette période on va faire des travaux. Cela s’était fait dans d’autres circonstances afin de préciser un peu mieux les zones de recherches. Si c’est un arrêt définitif, c’est dramatique et scandaleux. Ce serait la première fois depuis le début de l’ère du jet, en 1958, qu’on déciderait d’abandonner des recherches.