Un juge américain autorise Apple à ne pas débloquer l'iPhone d'un dealer comme le demandait le FBI

Ce jugement intervient alors que Apple est en conflit avec le FBI dans une affaire similaire, mais concernant cette fois le téléphone d'un terroriste.

Manifestation devant un Apple Store, à New York, le 23 février 2016, en soutien à la décision d'Apple face aux demandes du FBI.
Manifestation devant un Apple Store, à New York, le 23 février 2016, en soutien à la décision d'Apple face aux demandes du FBI. (BRYAN THOMAS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
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Dans son conflit avec le FBI, Apple vient peut-être de remporter une victoire indirecte. Lundi 29 février, un juge new-yorkais a décidé que la police ne pouvait pas demander à Apple de l'aider à débloquer l'iPhone d'un homme suspecté d'être un dealer de drogue. Une décision qui pourrait donc faire jurisprudence alors que les autorités américaines demandent à la marque de débloquer le téléphone, non pas d'un trafiquant, mais d'un terroriste, l'auteur de la tuerie de San Bernadino.

Le téléphone de ce dealer présumé de méthamphétamines lui avait été confisqué en 2014. Le FBI et les autorités antidrogue voulait l'aide d'Apple pour accéder aux données du mobile, protégées par un code qui n'est connu que par son propriétaire. Mais le juge a estimé que cette demande était contraire à la Constitution et que seul le Congrès pourrait se pencher sur la question. Il a estimé que le texte sur lequel s'appuient les autorités américaines dans ce type de cas n'oblige pas Apple à coopérer.

Apple refuse de créer un logiciel dangereux

"C'est précisément la même problématique que dans l'affaire de San Bernardino", a relevé un responsable d'Apple après le jugement. Dans le cas de l'enquête sur la tuerie en Californie, le FBI ne demande pas à Apple de révéler le code d'accès au téléphone, mais de créer un logiciel permettant de contourner les blocages qui empêchent de tester un nombre illimité de mots de passe, explique Ars Technica (en anglais)

Apple se bat contre cette demande du FBI, estimant qu'elle ouvrirait la porte à une généralisation de cette pratique, qui pourrait notamment être utilisée par des gouvernements mal intentionnés. Dans l'affaire de San Bernardino, les parties doivent présenter leurs arguments devant un tribunal fédéral de Californie le 22 mars.