Le président américain, Barack Obama, lors du meeting à Denver, dans le Colorado (Etats-Unis), le 23 mai 2012.
Le président américain, Barack Obama, lors du meeting à Denver, dans le Colorado (Etats-Unis), le 23 mai 2012. (JEWEL SAMAD / AFP)

Barack Obama mène une cyber-guerre contre l'Iran. C'est ce qu'affirme le New York Times (lien en anglais), vendredi 1er juin. Selon le quotidien, le président américain est à l'origine d'une augmentation des cyber-attaques contre le programme nucléaire iranien. 

Nommé Stuxnet, le virus aurait été mis au point par des agences israéliennes et américaines, explique le quotidien. Puissant, il utilise des codes malveillants pour détraquer d'importants dispositifs. Les cyber-attaques visaient à empêcher Téhéran de mettre au point l'arme nucléaire, et ainsi à éviter une attaque préventive d'Israël contre l'Iran. Elles ont fortement perturbé l'installation nucléaire iranienne de Natanz, indique le journal.

Ces attaques avaient débuté sous la présidence de George W. Bush, sous le nom de code de "Olympic Games". Elles sont les premières d'envergure à avoir été lancées par les Etats-Unis contre un pays, affirme le New York Times.

Une opération déjà envisagée en 2010 

A l'été 2010, des hauts responsables de l'administration américaine ont pourtant envisagé de mettre un terme à ses attaques, compromises par la découverte du virus par une société de sécurité basée en Biélorussie, raconte le site spécialisé Le monde informatique. Cette dernière avait "détecté le ver sur des ordinateurs appartenant à un client iranien, rappelle le site. A l'époque, les experts en sécurité avaient déjà conclu que le ver, particulièrement sophistiqué, avait probablement été développé par un Etat-nation, et conçu pour détruire quelque chose d'important, comme le réacteur nucléaire de Bushehr, en Iran."

Le président Obama avait finalement ordonné la poursuite de l'attaque. Une semaine après la découverte de Stuxnet, une nouvelle version du programme avait mis temporairement hors service 1 000 des 5 000 centrifugeuses iraniennes de l'époque, indique le quotidien.

L'article du New York Times intervient alors que l'éditeur russe de logiciels antivirus Kaspersky Lab a annoncé, lundi, avoir identifié un nouveau virus au potentiel destructeur inégalé, baptisé Flame ou Flamer. Ce virus impitoyable est déjà utilisé comme une "cyber-arme" contre plusieurs pays.