Des étudiants protestent dans les rues de Montréal (Canada), le 24 mai 2012.
Des étudiants protestent dans les rues de Montréal (Canada), le 24 mai 2012. (ROGERIO BARBOSA / AFP)

Le Premier ministre québécois tente de reprendre le dialogue avec les étudiants. Jean Charest a proposé jeudi 24 mai la tenue d'une rencontre après trois mois de manifestations dans un climat électrique. Le chef du gouvernement a également annoncé le remplacement de son directeur de cabinet.

Selon Gabriel Nadeau-Dubois, le président du syndicat étudiant Classe (Coalition large de l'association pour une solidarité syndicale étudiante), leader du mouvement de protestation, le gouvernement s'est engagé à rencontrer prochainement les associations étudiantes. Celles-ci soutiennent et encadrent les près de 155 000 étudiants québécois en grève illimitée pour protester contre la hausse des frais de scolarité.

Un changement de stratégie pour le gouvernement ?

Le gouvernement, lassé par des manifestations qui ont parfois dégénéré entre étudiants et forces de l'ordre, a adopté la semaine dernière une loi limitant le droit de manifester. Mais elle a eu l'effet inverse de celui escompté : révoltés par ce qu'ils ont pris comme une volonté d'étouffer leur mouvement, les étudiants ont manifesté de plus belle, et des débordements ont été constatés.

A Montréal, la police a arrêté 518 personnes dans la nuit de mercredi à jeudi. Quelque 176 autres ont été arrêtées à Québec, la capitale de la province.