Maryland, Washington DC et Wisconsin. Le multimillionnaire Mitt Romney a remporté, mardi soir, les primaires républicaines dans trois Etats, selon les chaînes de télévision américaines. Il consolide ainsi sa position de favori pour affronter Barack Obama lors de l'élection de novembre prochain.

Avec ces trois victoires attendues, l'ancien gouverneur du Massachusetts a franchi le seuil fatidique des 50% des 1 144 délégués nécessaires pour empocher l'investiture du parti républicain. Selon le site Real Clear Politics, Romney totaliserait désormais 625 délégués. Son plus proche adversaire, Rick Santorum, est nettement distancé, avec désormais 263 délégués. Quant à l'ancien président de la Chambre des représentants, Newt Gingrich, il en compte 140.  Le libertarien Ron Paul traîne loin derrière avec 67 délégués.

Il se voit déjà gagnant

Galvanisé par ces succès, Mitt Romney s'est présenté mardi soir comme l'adversaire désigné du président démocrate Barack Obama, ignorant ses trois concurrents républicains Rick Santorum, Newt Gingrich et Ron Paul. "Le président pense qu'il fait du bon travail. (...) Il pense qu'il fait un travail historiquement bon comme Abraham Lincoln, LBJ (Lyndon Johnson) et FDR (Franklin Roosevelt)", a lancé Mitt Romney mardi soir devant ses partisans, avant de dénoncer les politiques "étatistes" d'Obama qui, selon lui, entravent la libre entreprise.

(Francetv info)

Dans le Maryland, Romney (47%) l'emporte haut la main devant Santorum (30%), selon des résultats provisoires. Les autres candidats, Newt Gingrich et Ron Paul arrivent loin derrière. A Washington, où Santorum ne figurait pas sur les bulletins de vote, Romney a raflé 68% des voix. La victoire du millionnaire est plus serrée dans le Wisconsin, avec 43% des voix contre 38% pour Santorum, selon des résultats provisoires.

Romney devrait remporter une grande majorité des 98 délégués en jeu dans les deux Etats et à Washington, 95 selon Reuters.

Soutiens cruciaux

Si l'arithmétique prédit une course républicaine encore longue, de plus en plus de signes sont favorables à Mitt Romney. L'ancien gouverneur du Massachusetts a récolté la semaine dernière une série de soutiens cruciaux, dont celui de l'ex-président George Bush père ou celui de l'étoile montante du parti républicain, Marco Rubio.

Mais Rick Santorum ne semble pas prêt à lâcher prise. Mardi soir, devant ses partisans dans son fief de Pennsylvanie (nord-est), où une primaire aura lieu le 24 avril, il a promis de continuer à se battre dans ce qu'il considère comme la "deuxième mi-temps" du processus des primaires républicaines. "Nous avons trois semaines pour nous manifester en Pennsylvanie. Et gagner cet Etat", a-t-il dit.

En effet, le candidat ultraconservateur s'attend à un mois de mai plus favorable avec des consultations électorales dans le Texas, l'Arkansas, la Virginie-Occidentale, la Caroline du Nord, l'Indiana, le Kentucky. Autant d'Etats où le vote ultraconservateur est réputé plus fort.