Un nouveau lanceur d'alerte est-il traqué par les Etats-Unis ? Selon CNN (en anglais), mardi 5 août, le gouvernement américain est à la recherche d'un deuxième "whistleblower" soupçonné d'avoir fait fuiter dans les médias des documents classifiés ayant trait à la sécurité nationale. En cause, un article publié sur The Intercept (en anglais), le site internet fondé par Glenn Greenwald, déjà à l'origine des informations révélées par Edward Snowden.

Un million de personnes soupçonnées de terrorisme

Dans ce long article, The Intercept épluche notamment une base de données intitulée "The Terrorist Identities Datamart Environment", qui compile des informations sur des individus soupçonnés d'activités en lien avec le terrorisme. En 2009, 500 000 personnes y figuraient. Les Etats-Unis ont désormais fiché un million de personnes. Selon The Intercept, 40% des noms figurant sur cette base de données n'auraient pourtant aucun lien avec le terrorisme. Une affirmation que récuse une source proche du dossier, qui estime que les documents "ont mal été lus" par le site internet, selon CNN.

La source ne peut pas être Edward Snowden

Pourquoi les autorités soupçonnent-ils un l'existence d'un nouveau lanceur d'alerte ? Parce que les documents secrets du National Counterterrorism Center, cités par The Intercept, ont été rédigés en août 2013. Or, à ce moment-là, Edward Snowden, à l'origine de précédentes révélations sur les systèmes de surveillance américains, avait déjà quitté le pays. Pour tenter de l'identifier, affirme CNN (en anglais), le gouvernement américain a ouvert une enquête.