Le candidat à l'investiture républicaine Mitt Romney, le 22 janvier 2012 à Ormond Beach, en Floride (Etats-Unis).
Le candidat à l'investiture républicaine Mitt Romney, le 22 janvier 2012 à Ormond Beach, en Floride (Etats-Unis). (JOE RAEDLE / GETTY IMAGES / AFP)

Mitt Romney avait prévenu, le 20 janvier : "Je ne m'excuserai pas d'avoir réussi." C'est que le candidat à l'investiture républicaine craignait d'être attaqué en se pliant à la coutume américaine, qui veut que les prétendants à la Maison Blanche divulguent leur feuille d'impôts.

Mais, après avoir reconnu que son refus de jouer rapidement le jeu de la transparence lui avait coûté des voix lors de la primaire de Caroline du Sud, il s'est exécuté mardi 24 janvier.

Un taux d'imposition beaucoup moins élevé que celui du salarié moyen

Il a ainsi livré à la presse plus de 500 pages de déclaration d'impôts. On y apprend que son ménage a payé 6,2 millions de dollars (4,7 millions d'euros) de taxes pour un revenu de 45,2 millions de dollars (34,8 millions d'euros) sur les deux dernières années.

Son taux d'imposition sur le revenu était de 13,9 % en 2010, et le candidat prévoit qu'il atteigne 15,4 % pour 2011. Un taux particulièrement bas, qui se justifie par le fait que Romney ne touche aucun salaire, mais uniquement des revenus du capital. Le salarié américain moyen est en proportion bien davantage taxé, avec un taux qui peut atteindre 35 %.

Le Washington Post indique par ailleurs que la famille Romney a donné 4,1 millions de dollars (3,15 millions d'euros) à l'Eglise mormone, dont ils sont des membres assidus. La fortune totale de Mitt Romney, estimée entre 190 et 250 millions de dollars (146 et 192 millions d'euros), en fait l'un des plus riches candidats au Bureau ovale de l'histoire des Etats-Unis.