Etats-Unis : un condamné à mort agonise pendant 43 minutes à cause d'une erreur de la prison

Les autorités pénitentiaires de l'Oklahoma testaient un nouveau protocole, qui a échoué.

La chambre d'exécution de la prison de Huntsville, au Texas (Etats-Unis), le 27 mai 2008.
La chambre d'exécution de la prison de Huntsville, au Texas (Etats-Unis), le 27 mai 2008. (PAT SULLIVAN / AP / SIPA)
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L'exécution d'un Américain condamné à mort a mal tourné, mardi 29 avril, dans l'Oklahoma (Etats-Unis). Le nouveau protocole d'injection létale qui devait le conduire à la mort a échoué. Une deuxième exécution, prévue deux heures plus tard, a été immédiatement reportée. Clayton Lockett et Charles Warner devaient être exécutés par injection, à 18 heures et 20 heures, dans une prison située au sud-est d'Oklahoma City.

Ils devaient recevoir l'injection d'un sédatif, d'un anesthésiant et d'une dose mortelle de chlorure de potassium, un dispositif jamais testé. Sauf une fois, en Floride, en 2013, mais avec des doses cinq fois plus importantes, selon Le Monde.

"Cela ressemblait à de la torture"

Le New York Times raconte les détails de la longue agonie du premier condamné. A 18h23, le sédatif est injecté à Clayton Lockett, condamné en 2000 pour le viol et le meurtre d'une jeune femme, qu'il avait enterrée vivante. Il est déclaré "inconscient" dix minutes plus tard. Les deux autres produits lui sont administrés. Quelques minutes plus tard, Lockett bouge, râle, serre les dents, essaie de parler. Il tente de dire que quelque chose ne va pas.

Un membre de l'équipe pénitentiaire tire les rideaux, pour empêcher les témoins de l'événement de voir la suite. Les avocats du condamné décrivent une exécution "bâclée, difficile à regarder" et qui "ressemblait à de la torture". Le médecin de la prison évoque une veine qui a éclaté, empêchant le sédatif d'agir sur les deux autres produits, connus pour provoquer "une suffocation et des douleurs atroces". A 19h06, Clayton Lockett est mort d'une crise cardiaque, 43 minutes après la première injection. Le directeur de la prison a immédiatement décrété le report de quatorze jours de l'exécution de Charles Warner.