Le condamné à mort Hank Skinner, le 20 janvier 2010 dans sa prison de Livingston, au Texas (Etats-Unis).
Le condamné à mort Hank Skinner, le 20 janvier 2010 dans sa prison de Livingston, au Texas (Etats-Unis). (ZUMA PRESS / MAXPPP)

Hank Skinner espère pouvoir bientôt utiliser des éléments susceptibles de l'innocenter. Ce condamné à mort très médiatique, marié à une Française, assure depuis des années que des tests ADN lui permettrait de prouver son innocence. Une cour d'appel du Texas a ouvert la voie, mercredi 20 juin, à la conduite de tels examens. 

Le condamné, âgé de 49 ans, est dans le couloir de la mort depuis 16 ans. Henry "Hank" Skinner a été condamné à la peine capitale en 1995 pour les meurtres, le soir du nouvel an 1993, de sa compagne d'alors, battue à mort, et des deux fils de celle-ci, poignardés. Hank Skinner n'a jamais nié avoir été sur les lieux du crime, mais il affirme avoir ingurgité un cocktail de médicaments et de vodka qui le mettait dans l'incapacité de commettre ce triple meurtre. Skinner s'était jusqu'ici vu refuser ces analyses au motif que cela était de sa responsabilité si celles-ci n'avaient pas été réalisées au moment du procès, en 1995. 

Un accord entre la défense et l'Etat du Texas

Sa défense a obtenu une grande victoire la semaine dernière quand l'Etat du Texas s'est finalement déclaré favorable à ces tests.

La cour, saisie la semaine dernière d'une demande conjointe de l'Etat du Texas et de la défense de Skinner pour conduire ces examens, a renvoyé l'affaire devant la justice inférieure, qui devrait ordonner ces tests.