Crise des suprimes : Bank of America paie 17 milliards pour solder des poursuites, un record

La banque a accepté de verser cette amende record pour mettre fin aux poursuites liées à la crise des subprimes, des crédits immobiliers à risque à l'origine de la crise financière.

Devant une agence bancaire Bank of America, à Times Square (New York), le 22 juin 2012. 
Devant une agence bancaire Bank of America, à Times Square (New York), le 22 juin 2012.  (BRENDAN MCDERMID / REUTERS)
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C'est une amende record. Bank of America (BofA) annonce, jeudi, avoir accepté de payer aux autorités publiques et aux consommateurs un montant record de 16,65 milliards de dollars pour mettre fin à des poursuites liées aux subprimes, les crédits immobiliers à risque à l'origine de la crise financière. C'est l'amende individuelle la plus élevée jamais infligée à une entreprise aux Etats-Unis, a précisé le département de la Justice.

Les autorités américaines reprochaient à la banque d'avoir commercialisé, avant la crise financière de 2008, des placements complexes, adossés à des crédits immobiliers à risque. Ces crédits ont généré des milliards de dollars de pertes pour ceux qui les ont achetés. La banque fait valoir, jeudi 21 août, que les faits reprochés ont essentiellement eu lieu au sein de ses filiales Countrywide et Merrill Lynch, avant qu'elle ne les rachète.

JP Morgan avait accepté de verser 13 milliards de dollars 

Dans le détail, Bank of America va verser 9,65 milliards de dollars d'amendes aux autorités et aux régulateurs. A cela s'ajouteront environ 7 milliards de dollars de compensation pour les consommateurs, entre autres sous forme de renégociations de prêts immobiliers et d'aide à la construction de logements abordables destinés à la location. Mais cet accord va permettre à la banque d'échapper à des poursuites d'une série d'organismes gouvernementaux et de régulateurs.

Le record de l'amende bancaire la plus élevée était détenu par JPMorgan Chase, qui avait accepté en novembre 2013 de verser 13 milliards de dollars pour éviter des poursuites. Là encore, le dossier était lié aux prêts subprimes.