Le reporter de France 24, Roméo Langlois, en octobre 2010.
Le reporter de France 24, Roméo Langlois, en octobre 2010. (FRANCE 24 / AFP)

Plus de doutes, pour le président colombien, Juan Manuel Santos. Le reporter de France 24 Roméo Langlois porté disparu est bien tombé entre les mains des paramilitaires des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a-t-il expliqué dans la nuit de lundi à mardi 1er mai.

"Ce journaliste exerçait son activité professionnelle, journalistique, avec nos forces armées (...), aujourd'hui tous les éléments nous indiquent qu'il est aux mains" des Farc, a déclaré le président colombien, évoquant des "indices clairs". "Je souhaite demander aux Farc qu'ils le libèrent le plus rapidement possible, notamment parce que nous avons appris qu'il est blessé", a ajouté Santos à la presse convoquée au palais présidentiel de Bogota.

Le journaliste, âgé de 35 ans, est porté disparu depuis samedi. Les militaires qu'il accompagnait pour un reportage sur la lutte contre le trafic de drogue dans le département de Caqueta (sud) ont été pris sous le feu d'un groupe décrit par les autorités comme appartenant aux rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes). Roméo Langlois a été blessé au bras dans l'accrochage, selon le ministre de la Défense Juan Carlos Pinzon.