Le candidat républicain Mitt Romney avec sa femme Ann, le 24 avril 2012 à Manchester, dans le New Hampshire (Etats-Unis).
Le candidat républicain Mitt Romney avec sa femme Ann, le 24 avril 2012 à Manchester, dans le New Hampshire (Etats-Unis). (DOMINICK REUTER / REUTERS)

Il n'est pas encore le candidat officiel, mais c'est tout comme. Débarrassé de son rival Rick Santorum, qui a jeté l'éponge le 10 avril, Mitt Romney a remporté aisément cinq primaires républicaines mardi 24 avril aux Etats-Unis. Le républicain s'est posé en adversaire officieux, sinon officiel, de Barack Obama pour la présidentielle de novembre.

Selon les estimations provisoires, Mitt Romney a largement remporté les Etats de New York, du Delaware, du Connecticut, de Pennsylvanie et du Rhode Island, avec des scores situés entre 56% et 67% des voix. Ces scrutins, les premiers depuis l'abandon de son rival ultraconservateur, confirment s'il en était besoin que ses deux adversaires encore en lice, Newt Gingrich et Ron Paul, ne représentent plus vraiment une menace pour lui. Un bon score était cependant important, notamment en Pennsylvannie, qui sera un Etat clé dans l'élection de novembre. Romney y a rassemblé 58% des suffrages.

Le soulagement d'un candidat libéré

Signe de sa sérénité, Mitt Romney s'est exprimé non pas depuis l'un des cinq Etats où se déroulaient les primaires, mais depuis Manchester, dans le New Hampshire.  

"Après 43 primaires et caucus [assemblées d'électeurs], beaucoup de longues journées et quelques longues nuits, je peux dire avec confiance et gratitude que vous m'avez offert un grand honneur et une responsabilité solennelle", a-t-il déclaré, parlant avec le ton d'un candidat investi. Avant de lâcher : "Ensemble, nous allons gagner le 6 novembre !"

Officiellement, l'ex-gouverneur du Massachusetts devra attendre la convention nationale du Parti républicain à Tampa, en Floride, fin août, pour être officiellement investi. Pour l'instant, il a empoché 824 des 1 144 délégués nécessaires pour décrocher l'investiture, selon les estimations du Washington Post (certains délégués ne sont pas attribués via les primaires mais se décident pour un candidat de manière indépendante). De l'avis de la plupart des observateurs, Mitt Romney pourrait atteindre le chiffre clé à la fin du mois de mai.

Santorum, bientôt soutien officiel de Romney ?

Mardi soir, le présentateur de CNN Piers Morgan a affirmé sur Twitter que même son ancien rival Rick Santorum l'aurait officieusement adoubé pendant la coupure publicitaire de l'émission. Comme le raconte Politico (article en anglais), ce dernier n'a toutefois pas confirmé.

Les spéculations se concentrent désormais sur celui ou celle que choisira Mitt Romney comme candidat à la vice-présidence pour affronter à ses côtés Barack Obama, et sur les soutiens qu'il peut engranger d'ici là.