Essai réussi pour le Liberator, un pistolet de calibre 380 sorti d'une imprimante 3D en mai 2013.
Essai réussi pour le Liberator, un pistolet de calibre 380 sorti d'une imprimante 3D en mai 2013. (YOUTUBE / DEFENSE DISTRIBUTED )

Les imprimantes du futur pourraient s'avérer redoutables. Pendant que les Etats-Unis peinent à se mettre d'accord sur le contrôle des armes à feu, et quelques jours avant que le lobby de la NRA, se réunisse, samedi 4 et dimanche 5 mai au Texas, le premier pistolet opérationnel entièrement fabriqué avec une imprimante 3D a vu le jour à Austin.

Quinze des 16 pièces qui composent le Liberator, une arme de calibre 380, sont en plastique et sorties d'une imprimante à plusieurs milliers de dollars, d'après les plans de Cody Wilson, un étudiant américain de 25 ans "libertaire radical et anarchiste", rapporte Forbes (en anglais).

En décembre, le jeune homme figurait dans la liste des 15 personnalités les plus dangereuses au monde du site américain Wired, aux côtés de Bachar Al-Assad. Car son objectif est de distribuer gratuitement, via l'organisation Defense Distributed, sur internet, les plans de son pistolet fait maison, permettant à quiconque possède une imprimante 3D de fabriquer son propre Liberator. "On fait ça pour donner le pouvoir aux gens (…), pour créer un nouvel ordre", dit-il à Forbes. S'il reconnaît que "cet outil pourrait servir à blesser des gens", Cody Wilson estime que "ce n'est pas une raison pour ne pas le mettre à disposition. La liberté reste la priorité".

En décembre, il avait déjà effectué des tests avec un prototype, un fusil d'assaut AR-15 partiellement "imprimé". L'arme s'était cassée au bout de six tirs.

"C'est un peu effrayant, mais c'est justement ce qu'on veut montrer, confiait Cody Wilson à Forbes en août. Partout où il y a un ordinateur et une connexion internet, il y aura la promesse d'un pistolet."