C'est peut-être un nouveau paradoxe brésilien. Ce sont les sommes investies dans l'organisation de la prochaine Coupe du monde de football dans ce pays, dont c'est le sport national, qui ont  mis le feu au poudres depuis le début du mois de juin. Dans les rues, les jeunes manifestants ont été rejoints par les représentants de cette classe économique qui s'est créée à la faveur de la forte croissance qu'a connue le Brésil ces dernières années. Ils protestent, entre autres, contre la hausse des prix dans les grandes villes et souhaitent, par exemple, "plus d'investissement dans l'éducation". L'intervention de la présidente Dilma Rousseff ne semble pas avoir apaisé les esprits.

"Aujourd'hui, il s'agit d'une contestation assez disparate mais qui réussit à mobiliser des gens. La question est de savoir quel sera le débouché politique de cette manifestation", estime Gaspard Estrada, analyste politique de l'Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes (Opalc - Sciences Po). Car les contestataires remettent aussi en cause les politiques qu'ils jugent corrompus. 

Manifestants au Brésil. Capture d'écran d'images de la contestation au Brésil diffusées dans le Soir 3 du 22 juin 2013
Manifestants au Brésil. Capture d'écran d'images de la contestation au Brésil diffusées dans le Soir 3 du 22 juin 2013