C'était une étape incontournable de la semaine africaine de Barack Obama. Profitant de son passage à Dakar (Sénégal), le président américain s'est rendu en famille, jeudi 27 juin, sur l'île de Gorée, lieu de mémoire de la traite négrière, devenu un symbole. 

Contrairement à son prédécesseur George W. Bush, qui avait parlé en 2003 de "péché" à propos de l'esclavage, Barack Obama n'a prononcé aucun grand discours sur cette île, située à quelques encablures de Dakar, se réservant peut-être pour son grand discours africain prévu dimanche à l'université du Cap (Afrique du Sud).

"Un moment extrêmement fort"

L'île, que l'on gagne en chaloupe, abrite un ancien fort, bâti à la fin du XVIIIe siècle, devenu aujourd'hui un musée. On peut y voir des cellules où les esclaves noirs raflés en brousse attendaient, les fers aux pieds, un bateau les emmenant vers les Amériques. Sans espoir de retour.

"C'est un moment extrêmement fort (...) que de pouvoir venir ici pour comprendre dans sa globalité l'ampleur du commerce des esclaves, pour ressentir de façon très intime son incroyable inhumanité et les souffrances endurées par ses victimes", a déclaré brièvement Barack Obama.

Barack et Michelle Obama, le 28 juin 2013, sur l'île de Gorée (Sénégal).
Barack et Michelle Obama, le 28 juin 2013, sur l'île de Gorée (Sénégal). (JIM WATSON / AFP)