Un important dispositif policier a été déployé sur l'avenue Bourguiba, la grande artère du centre-ville de Tunis, et dans les rues alentours vendredi 15 juin. Des manifestations avaient été annoncées, puis annulées par les islamistes après une exposition controversée, dont certaines œuvres portaient selon eux atteinte aux valeurs islamiques et qui a été vandalisée dimanche soir par de présumés salafistes.

Jeudi soir, le parti islamiste Ennahda, qui domine le gouvernement et l'Assemblée nationale constituante, mais aussi la branche la plus radicale de la mouvance salafiste tunisienne, Ansar Al Charia, avaient renoncé à manifester pour défendre les "valeurs du sacré"

Appels au calme 

Des émeutes avaient éclaté dans plusieurs villes de Tunisie en début de semaine, faisant au total un mort et une centaine de blessés. Le gouvernement avait alors instauré un couvre-feu dans huit régions et interdit toute marche vendredi.

Des appels au calme ont été lancé dans plusieurs mosquées lors de la grande prière du vendredi.

La police tunisienne dans les grands artères de Tunis à dans devant la mosquée après la prière du vendredi 15 juin 2012.
La police tunisienne dans les grands artères de Tunis à dans devant la mosquée après la prière du vendredi 15 juin 2012. (FETHI BELAID / AFP)