La Tunisie a connu lundi 11 et mardi 12 juin une vague de violence sans précédent depuis la chute du président Ben Ali, en janvier 2011. A l'origine des troubles, qui ont fait selon un bilan provisoire un mort et des centaines de blessés, une exposition d'arts plastiques à La Marsa (banlieue nord de Tunis) dont certaines œuvres ont été jugées offensantes pour l'islam.

Des groupes de salafistes et de casseurs ont attaqué des postes de police, des bâtiments administratifs et un tribunal à travers tout le pays pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une "atteinte au sacré". Les "trois présidences" tunisiennes (République, Assemblée constituante et gouvernement) ont dénoncé mercredi des "groupes extrémistes qui menacent les libertés", mais ont eux aussi condamné "l'atteinte au sacré" de cette exposition. Amira Souilem, de France 2, revient sur cette affaire.

Des policiers tunisiens font face à des manifestants, mardi 12 juin à Intikala, à l'ouest de Tunis.
Des policiers tunisiens font face à des manifestants, mardi 12 juin à Intikala, à l'ouest de Tunis. ( AFP)